L'information financière que vous ne trouvez
nulle part ailleurs !

Actualité

Nous sélectionnons chaque jour les news que nous estimons importantes pour pouvoir suivre les points suivants :

Date de publication: 16 févr. 2018
Auteur: DB
Noter cette article :
USA.jpg

Les changements apportés au régime d’imposition des sociétés aux Etats-Unis auront une incidence importante sur les investissements aux États-Unis et sur les placements des entreprises américaines à l’étranger, selon la revue ‘Tendances mondiales des investissements’ de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

Près de la moitié du stock mondial d’investissement se trouve aux États-Unis ou appartient à des multinationales américaines. « L’expérience du dernier allégement fiscal sur le rapatriement du capital en 2005 indiquerait que les multinationales pourraient ramener près de 2.000 milliards de dollars, entraînant ainsi de fortes réductions des stocks mondiaux d’IED (investissements étrangers directs) », a ainsi commenté M. James Zhan, Directeur de la Division des investissements de la CNUCED.

Le changement le plus important de cette réforme adoptée en décembre dernier, reste le passage d’un système mondial du régime fiscal des multinationales (taxation du revenu mondial) à un système territorial (ne taxant que le revenu gagné à la maison). Sous l’ancien régime, les obligations fiscales sur le revenu étranger ne sont devenues exigibles qu’au moment du rapatriement des fonds vers les États-Unis.

Parmi les mesures de cette réforme fiscale, il y a cette taxe unique sur les revenus accumulés à l’étranger, libérant ainsi les fonds à rapatrier. Les bénéfices non répartis à l’étranger des multinationales américaines s’élèvent à environ 3.200 milliards de dollars. Selon la CNUCED, une autre réforme d’allégement fiscal (« Homeland Investment Act »), avait conduit en 2005 les entreprises américaines à rapatrier les deux tiers de leurs bénéfices non répartis de l’étranger.

Les fonds disponibles pour le rapatriement sont aujourd’hui sept fois plus importants qu’en 2005. Ces rapatriements pourraient entraîner une forte baisse des stocks des IED sortant des États-Unis. La CNUCED souligne que les IED passeraient de 6.400 milliards de dollars actuellement à probablement 4.500 milliards de dollars, avec des conséquences inverses pour les stocks d’IED entrant dans d’autres pays. Environ un quart des IED des États-Unis est situé dans des pays en développement

Télécharger le document

Lien de secours