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Date de publication: 15 févr. 2019
Auteur: DB
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Cette étude propose une analyse complémentaire, après quelques mois de recul, aux travaux publiés par l’Autorité des marchés financiers (AMF)  en mars 2018 sur l’impact du nouveau régime de pas de cotation (tick) introduit par MIF II. La précédente note présentait l’impact de ce nouveau régime en se fondant sur une période d’observation limitée, couvrant les mois de décembre 2017 et janvier 2018 marqués par une volatilité stable et extrêmement faible. Or, de fortes tensions ont agité le marché au cours des semaines suivantes, entraînant une dégradation de la liquidité.

Dans ce contexte, il est apparu utile, commente l’AMF, de soumettre le nouveau régime à une analyse tenant compte cette fois de la volatilité afin de distinguer les impacts respectifs de chacun de ces facteurs sur la liquidité, des nouveaux ticks d’une part, et du stress relatif de marché d’autre part. La nouvelle étude couvre une période de 5 mois avant et 5 mois après l’entrée en application du régime, soit 10 mois d’août 2017 à mai 2018. Le périmètre d’instruments, inchangé, demeure constitué de plus de 500 valeurs françaises réparties en 3 grandes catégories selon leur capitalisation (CAC40/SRD/PME). Sur cette période d’observation étendue couvrant différents régimes de volatilité, l’impact du nouveau régime de pas de cotation semble avoir eu l’effet recherché sur la qualité de marché.

 On note tout d’abord, relève l’AMF,  que l’impact bénéfique du tick sur la profondeur disponible aux meilleures limites se confirme malgré la dégradation de cet indicateur par un stress de marché significatif. La hausse du tick engendre d’autre part un léger élargissement du spread pour les titres les plus liquides qui se traduit par un surcoût au détriment des acteurs agressifs et par un bénéfice pour les intervenants passifs. On observe alors une réduction du coût effectif de transaction pour les comptes clients alors que celui des comptes high frequency transaction ( HFT)  et market maker est en hausse, auquel participe aussi la hausse d’agressivité des acteurs HFT en période de stress. Par ailleurs, la grande majorité des indicateurs de qualité de marché connaissent globalement une harmonisation sur les différents groupes de capitalisation.

L’étude confirme d’autre part une amélioration des indicateurs de micro-structure, souligne l’AMF.  La réduction du nombre de messages montre une meilleure stabilité du carnet d’ordre (fréquence de changement des meilleurs prix, durée de vie des ordres, OTR -Of-The-Record-) et par conséquent une lisibilité accrue du processus de formation du prix. Pour les PME, la mise en place d’un pas de cotation adapté, alors qu’il était constant et égal à 0,01€, a permis de dynamiser l’activité sur les titres et d’accroître significativement les volumes échangés.

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