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Chaîne de Ponzi
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Charles Ponzi est le nom d’un escroc de Boston qui a mis en place une opération immobilière dans les années 1920 fondée sur le principe de vente pyramidale.

Le nom est resté dans l’histoire pour désigner de diverses façons des opérations de vente en chaîne : chaîne de Ponzi, dynamique de Ponzi, pyramide de Ponzi ou jeu de Ponzi.

C’est un système de vente pyramidale consistant à rémunérer les investissements effectués par les clients, au moyen essentiellement des fonds procurés par les nouveaux entrants, le système étant découvert et s'écroulant quand les sommes procurées par les nouveaux entrants ne suffisent plus à couvrir les rémunérations des clients.

 

Principe de la chaine de Ponzi :

Source : Schéma réalisé par la SEC

Les cas célèbres :

  • L'Affaire Stavisky en France en 1934.
  • En 1962, un comptable américain, Bernie Cornfeld, créa Investor Overseas Services, dont le produit vedette était le « Fonds des Fonds », promettant des dividendes exceptionnels aux investisseurs. Jusqu'à 25 000 vendeurs particulièrement entraînés placèrent ce produit dans un large public. Les dividendes étaient prélevés sur les apports récents. Cornfeld écuma l'Amérique du Nord et une grande partie de l'Europe. Le système s'écroula en 1970. Bernie Cornfeld fut arrêté en Suisse en 1973, écopa de 11 mois de prison préventive, mais fut finalement acquitté en 1979, et conserva une part de ses gains qui lui permirent de mener grand train de vie jusqu'à sa mort, en 1995.
  • Dans les années 1990, en Russie, Sergei Mavrodi, son frère Vyacheslav Mavrodi, et Olga Melnikova fondent le fond MMM, qui fonctionne sur un schéma pyramidal et fera perdre, selon les estimations, jusqu'à 10 milliards de dollars investis par 5 à 40 millions de personnes.
  • En 1997, l'Albanie a connu l'effondrement de « banques pyramidales » qui ont provoqué des émeutes causant des milliers de morts.
  • En novembre 2008, 500 000 Colombiens ont été victimes de la société d'investissement Proyecciones DRFE Dinero rapido, facil y en efectivo (argent facile, rapide et en liquide) qui reposait sur un système de Ponzi.
  • L'homme d'affaires américain Bernard Madoff, président-fondateur d'une société d'investissements et très actif dans le NASD et le NASDAQ, a créé un schéma de Ponzi qui a fonctionné pendant 48 ans, de 1960 à la crise financière de 2008. C'était un gérant de hedge fund qui promettait des retours sur investissements relativement élevés, de l'ordre de 8 à 12 % par an. Mais ce qui sortait le plus de l'ordinaire avec les performances qu'affichaient ses fonds était l'absence de retours négatifs sur de très longues périodes et une volatilité (l'équivalent du risque de l'investissement) très faible. Autre indice alarmant, à la clôture de chaque exercice, Madoff déclarait être liquide, c'est-à-dire détenir tous ses avoirs en liquidités, et ainsi ne publia jamais de relevés indiquant la quelconque possession de titres financiers. Enfin, les titres sur lesquels il disait investir, notamment des options sur indices, n'étaient pas assez liquides pour « absorber » les volumes qu'un fonds de la taille de celui de Madoff aurait engendrés. L'utilisation de modèles mathématiques financiers, des clients réputés, des postes élevés dans l'administration, l'assuraient d'un prestige important. Lorsque de nombreux clients souhaitèrent retirer leurs avoirs de sa société d'investissement lors de la crise financière de 2008, ils se rendirent compte que les caisses étaient vides et qu'ils avaient perdu tout leur argent. Avant son arrestation, Bernard Madoff gérait officiellement 17 milliards de dollars.
  • En février 2009, le Japonais Kazutsugi Nami a été arrêté avec 20 autres personnes, car il était soupçonné d'avoir détourné 126 milliards de yens (un peu moins d'un milliard d'euros) en organisant une chaîne de Ponzi. Dans ce cas précis, le mécanisme utilisé faisait appel à un investissement minimum de 100 000 yens investi dans une monnaie virtuelle appelée l'« enten », avec un retour sur investissement annoncé de 36 % par an.
  • Fin février 2009, Allen Stanford, un milliardaire texan fut suspecté d'avoir monté une escroquerie bancaire approchant les 9 milliards de dollars (6,8 milliards d'euros). La Stanford International Bank (SIB), l'un des établissements au coeur du dispositif, a été nationalisée le 24 février 2009 par le gouvernement d'Antigua. L'opération, basée en partie sur une chaîne Ponzi, aurait fait autour de 50 000 victimes.
  • En avril 2010, Salah Ezzedine est un financier libanais inculpé de détournement de fonds et de fraude qui avait coûté plus d’un milliard de dollars à ses clients, en majorité des investisseurs libanais, avec les ventes pyramidales. Pour récolter un maximum de fonds, l’homme aurait fait miroiter à ses clients des taux d’intérêt allant jusqu’à 60%.
  • Fin mai 2010, la presse annonça l'arrestation d'un conseiller fiscal américain qui aurait escroqué, par un schéma similaire, certains de ses clients au nombre desquels figureraient des célébrités comme notamment Martin Scorsese, Uma Thurman ou Annie Leibovitz.
  • En août 2010, Carole Morinville, conseillère financière proche du milieu artistique québécois, fut soupçonnée par l'Autorité des marchés financiers du Québec d'avoir orchestré une fraude à la Ponzi de 1,5 million de dollars. L'actrice Karine Vanasse fut identifiée comme faisant partie des victimes
  • En septembre 2011, le site de poker en ligne Full Tilt Poker est accusé d'être une chaîne de Ponzi. L'argent versé par les nouveaux joueurs servaient en fait à rémunérer les actionnaires de la société dont certains étaient des joueurs professionnels reconnus tel Howard Lederer et Chris Ferguson.

 

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